Gaston Billotte
Général

1875-1940
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Officier de carrière français qui commandait le 1er Groupe d'armées durant la campagne de France en mai 1940.
Né à Sommerval, Billotte gradue de l'École de St-Cyr en 1896. Il rejoint les fusiliers-marins et est envoyé au Tonkin et en Chine. Par la suite, Billotte fait des études d'état-major à l'École de guerre avant de retourner au Tonkin de 1911-13. Durant la Première Guerre mondiale, Billotte est promu lieutenant-colonel et est affecté au GQG au théâtre des opérations extérieures. Il est promu colonel en 1916 et nommé chef du 3e bureau du groupe de l'avant. En 1918, il commande un régiment d'infanterie et est gazé à l'ypérite au mont Kemmel. Durant l'entre-deux guerres, Billotte fait partie de la mission militaire française en Pologne durant la guerre russo-polonaise de 1920. La Pologne le nomme général de brigade dans son armée. Il est promu général de brigade de l'armée française en juillet 1920. De février à juin 1921, il est commandant de la 1re brigade d'infanterie de Tunisie et de la subdivision de Tunis. De juin 1921 à novembre 1924, Billotte est le commandant de la 2e division du Levant. Il fait ensuite campagne au Maroc pendant près d'un an en 1925-1926 durant la guerre du Rif. Nommé général de division en avril 1927, il est affecté à l'état-major des troupes coloniales. En décembre 1927, il prend le commandement de 10e Division d'infanterie coloniale puis en mai 1929 de la 3e Division d'infanterie coloniale. En 1930, il prend la tête des forces de l'armée française en Indochine. À son retour, Billotte est nommé général d'armée en 1933 et devient membre du Conseil supérieur de la guerre en novembre 1933, le restant jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. De février 1936 à décembre 1937, Billotte est également président du Comité consultatif de défense des colonies. En février 1937, il est placé officier hors cadre mais maintenu en activité. Le 17 novembre 1937, Billotte est nommé gouverneur militaire de Paris.
Lors de l'entrée en guerre, Billotte commande le Groupe d'armées n° 1 qui s'étend de Montmédy, dans la Meuse, à la mer du Nord. En décembre 1939, deux mois après la victoire rapide de l'Allemagne en Pologne, il écrit un rapport à ses supérieurs, les généraux Gamelin et Georges, sur l'emploi de l'arme blindée. Il souligne que, du côté polonais, la nature du terrain peu propice à la défense, la pauvreté des fortifications et le manque d'armes antichars ont entraîné la victoire "éclair" allemande. Il fait le rapprochement avec la situation de la Belgique qu'il juge similaire3. Dans son rapport, il estime avec justesse le nombre de blindés allemands (environ 2000) et il indique que numériquement et techniquement, notre supériorité sur les cinq divisions blindées allemandes ne fait pas de doute. Mais que, tactiquement ce n'est pas vrai puisque nous n'avons que trois divisions mécanisées à leur opposer…
Pendant la bataille de France, il dirige la manœuvre Dyle-Breda le 10 mai 1940, menée par les 1re, 7e et 9e armées, mais celle-ci est un échec, dû principalement à l'effondrement du front de la Meuse et à la percée allemande à Sedan. Il tente alors de réorganiser une défense, disloquée par la poussée des blindés allemands vers la mer. Le 19 mai, il participe à la conférence d'Ypres où le général Maxime Weygand, qui vient de prendre le commandement, essaye de mettre au point une offensive pour couper les arrières des divisions blindées allemandes. De retour de cette réunion, dans la nuit du 21 au 22 mai 1940, sa voiture roule vite et percute un camion militaire dans le village de Locre en Belgique, près de Bailleul. Gravement blessé et plongé dans le coma, le général Billotte meurt deux jours plus tard à l'hôpital d'Ypres, le 23 mai 1940 et il est déclaré mort pour la France. Il est enterré dans un cimetière à Paris.
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