Louis-A. Coquillet
Cheminot

1921-1942
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Employé des chemins de fer français qui a opté pour la résistance avec les communistes contre le régime de Vichy et l'occupant allemand.
Fils d'employés de chemins de fer de la SNCF, Coquillet est inscrit à l'École d'Industrie et à l'École des Chemins de Fer de Rennes et devient lui aussi cheminot. Comme son père, il devient sapeur pompier volontaire de la Ville de Rennes. Après la victoire allemande sur la France, il est secrétaire régional des Jeunesses Communistes et se lance dans la publication de tracts ronéotypés dénoncant l'occupant dans la ville de Rennes. Craignant l'arrestation, Coquillet fuit à Paris mais sera arrêté quelques semaines après son arrivée. Le 10 octobre 1941, jugé par la section spéciale de la cour d'appel de Rennes, chargée de "réprimer les menées anarchistes et communistes", "Louis-Albert-Jean Coquillet, 20 ans, serrurier à la SNCF, en fuite, est condamné par contumace à 12 ans de travaux forcés, Sous les ordres du Colonel Fabien, il participe à de nombreuses opérations. Le 21 novembre 1941 il assure la direction de l'attentat contre la librairie allemande Rive Gauche du boulevard Saint-Michel, le 26 novembre : attentat à la bombe contre la librairie militaire allemande située à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue Cambon (Paris Ier); 2 décembre : attentat contre un local du RNP (Rassemblement national populaire) situé boulevard Blanqui (XIIIe), avec Fabien. 6 décembre : attentat boulevard Pereire (XVIIe) contre le lieutenant allemand Rahl, grièvement blessé. 15 décembre : attentat contre un poste de la Feldgendarmerie situé à l’Hôtel Universel, rue de la Victoire (IXe). 17 et 18 décembre : incendie de camions de la Wehrmacht rue Mayran (IXe) 18 décembre, et rue Lamartine, à l’angle de la rue Buffault (IXe). Plusieurs camions sont détruits. Coquillet est arrêté dans un restaurant au cours d'un contrôle d'identité de la police allemande. On trouva sur lui un cachet de cyanure qu’il avait pour consigne d’avaler pour ne pas tomber vivant aux mains de la police. À la prison de la Santé il est torturé. Une vingtaine de résistants sont jugés dans un procès expéditif et fusillés au Mont Valérien, dont Coquillet.
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