Josef Gangl
Major

1910-1945
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Officier volontaire allemand qui a combattu avec les Américains contre des SS au château d'Itter.
Né à Obertraubing en Bavière, Gangl s'enrôle dans l'armée en 1928 ans le 7e régiment d'artillerie à Nuremberg. Il y reste jusqu'en septembre 1929 puis rejoint le 5e régiment d'artillerie à Ulm. . À partir d'octobre 1939, il devait fréquenter une école d'officiers de la Wehrmacht, mais dans le cadre des préparatifs de guerre, il est transféré avec son régiment dans le district de Sarre-Palatinat, près de la frontière française. Le 14 mai 1940, il retourne dans son régiment et participe à la Bataille de France comme commandant d'une unité de reconnaissance. En 1941, il est déployé près de Kiev et promu lieutenant senior en 1942. En janvier 1944, il est nommé commandant du 7è Département de remplacement et d'entraînement de lance-roquettes à Höchstädt an der Donau. En mars 1944, on l'envoie au 83è Régiment de la 7e brigade de lance-roquettes à Celle. Après le Débarquement de Normandie, il marche le 1er juillet 1944 sur Caen pour rejoindre les ordres de la 12e division SS Hitlerjugend lors de la bataille de Caen. Sa brigade s'extirpe de la poche de Falaise en août avec de lourdes pertes. Il participe avec la brigade à l'offensive des Ardennes, à la retraite générale qui s'ensuit, et en février 1945 à la défense infructueuse de Sarrebruck. Le 8 mars 1945, il reçoit la Croix allemande en or. Peu de temps après, promu major, il reçoit le commandement de la IIe Division du 83e régiment de lance-roquettes. Au début du mois d'avril, le général Kurt Paape ordonne aux commandants de ses bataillons près de Peißenberg de marcher sur le Tyrol.
Quelques jours après son arrivée à Wörgl, Gangl change de camp et contacte le groupe local de la résistance autrichienne autour d'Alois Mayr. Il fournit aux résistants des informations et des armes. L'objectif est d'empêcher Giehl de défendre Wörgl contre les Américains en faisant sauter les ponts et en bloquant les routes, ainsi que de libérer les prisonniers français détenus au château d'Itter voisin. Le 3 mai 1945, une partie du Kampfgruppe Giehl à Niederaudorf est attaquée par la 12e division blindée américaine et subit de lourdes pertes. Von Hengl fait retirer ses troupes de Wörgl et Itter pour laisser place à des unités de la Waffen-SS. Entre-temps, de nombreux habitants de Wörgl ont déjà accroché des drapeaux blancs aux fenêtres. Selon un ordre de Heinrich Himmler, tous les hommes agissant ainsi doivent être abattus: Gangl choisit de rester dans le village et de protéger les habitants des représailles des SS avec dix de ses camarades du 83e régiment. Le 4 mai 1945, à 11 heures, un cuisinier tchèque du nom d'Andreas Krobot part à vélo du château d'Itter et se rend à Wörgl auprès de Gangl pour demander une aide immédiate aux prisonniers français qui s'y trouvent, menacés par la Waffen SS sur le point d'attaquer le château. Gangl, qui ne veut pas sacrifier ses hommes dans une mission suicide, part au devant des Américains avec un drapeau blanc; à Kufstein, à 8 km de là, il prend contact avec une unité de reconnaissance américaine sous le commandement du capitaine John C. Lee. Celui-ci choisit de conduire ses 14 soldats américains ainsi que Gangl et dix de ses artilleurs au château d'Itter, où a alors lieu un des deux seuls affrontements au cours duquel des soldats de l'armée américaine et de la Wehrmacht se sont battus côte à côte. Gangl rappelle Alois Mayr par téléphone qui lui envoie deux autres soldats de la Wehrmacht et le jeune résistant Hans Waltl. Les prisonniers français libérés participent également au combat. Le 5 mai, une centaine de SS attaquent le château. Gangl est mortellement touché par un tireur d'élite alors qu'il tente d'éloigner l'ancien Premier ministre Paul Reynaud de la ligne de mire. Il est le seul défenseur du château à être tué. Vers 16 heures, une unité de secours du 142è Régiment d'infanterie US arrive à la rescousse, faisant prisonniers la majorité des SS.
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