Henri Giraud

Général

1879-1949

Officier de carrière français qui commandait la 8ème Armée en 1939. Le 10 Mai 1940, il entra en Belgique selon le Plan Dyle avec son armée pour tendre la main aux forces hollandaises près de Bréda. Mais l’écrasement des Hollandais et les succès allemands le long du canal Albert le con traignent à une retraite ordonnée sur Anvers.

Le 15 Mai, il est appelé par Gamelin pour réoganise la 9ème Armée du général Corap volatilisée par la poussée allemande sur la Meuse. Il déploie une extraordinaire activité pour tenter de colma ter la brèche ouverte dans le dispositif français et, le 18 Mai, il est fait prisonnier en première li gne. Interné dans la forteresse de Koenigstein en Saxe, il réussit une sensationelle évasion. Arrivé en zone libre, il rejette les demandes allemandes qui voudraient qu’il se constitue de nouveau pri sonnier, voit Pétain à qui il adresse une lettre d’allégence, prend contact avec les chefs militaires de l’armée de l’armistice pour les préparer à la rentrée dans la guerre qu’il négocie avec les Amé ricains. Hitler ordonne de le faire assassiner, mais l’amiral Canaris, chef de l’Abwehr, temporise. Enlevé en début 1942 par un sous-marin anglais, il rejoint le général Eisenhower à Gibraltar le jour du débarquement allié en Afrique du Nord. Se rallie à Darlan puis, à la mort de celui-ci, de vint commandant en chef civil et militaire en Afrique française.

Il pratiqua une politique de réconciliation et raccomoda une armée françaises grâce aux unités préparées par Weygand et au matériel qu’il reçoit des Américains. Ses troupes reçoivent les pre mières capitulations allemandes en Tunisie. Il acceuilla De Gaulle à Alger et co-préside avec lui le Comité français de libération nationale. Progressivement éliminé du pouvoir politique réel et refusant d’approuver les opérations épuratrices, il se retire en Novembre 1943 de la présidence du CFLN mais demeura commandant en chef jusqu’en Avril 1944. Il participa entretemps à la campagne d’Italie et se mit à son crédit la libération de la Corse. Tassé du commandement en chef, il se retire à Mazaran d’où il fait négocier son retour en France pour y constituer un gouver nement de libération avec l’accord de Pétain. En Août 1944, un attentat l’immobilise. Revenu en France, il assuma la vice-présidence du Conseil supérieur de la guerre. Il a publié Mes évasions et Un seul but:  la victoire.

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