Madeleine Riffaud

Résistante

1924-?

Journaliste et poétesse française qui a été membre du mouvement FTP durant l'occupation de la France.

Née à Santerre d'une famille d'enseignants, Riffaud se joint à la Résistance en 1942 à 18 ans. En Juillet 1944, elle abat un officier allemand mais elle est capturée lors de sa fuite et torturée au QG de la Gestapo de Paris. Riffaud est incarcérée à la prison de Fresnes avant d'être déportée mais elle réussit à s'évader du train, puis ultérieurement arrêtée. Riffaud va bénéficier d'un échange de prisonniers puis reprend ses activités dans la Résistance. Elle est active dans le réseau Saint-Just. En Août 1944, Riffaud s'implique dans l'attaque d'un train arrivant à la gare de Ménilmontant qui aurait pu prendre à revers les résistants, engagés dans les batailles parisiennes. Lorsqu'elle arrive sur place, le train est déjà présent et une personne vérifie que les rails ne sont pas sabotés. Elle demande à ses hommes de prendre l'ensemble des armes, grenades qui n'avait pas encore été utilisés pour les combats de rue. Installé de part et d'autre de la voie, ils envoient l'ensemble d'un coup et lancent des fumigènes et des feux d'artifice dans le tunnel où le train se retranche. La garnison se rend, elle contribue donc à la capture de quatre-vingt soldats de la Wehrmacht et récupère pour les résistants des fusils et munitions destinés aux Allemands. Son engagement s'arrête à la fin des combats pour la Libération de Paris, l'armée régulière ne l'acceptant pas en tant que femme et mineure. Pour son action, Riffaud reçoit la Croix de guerre avec palme citation à l'ordre de l'armée. Après la guerre, elle travaille après 1945 pour le quotidien communiste Ce Soir. Sa collègue Andrée Viollis, grand reporter de 76 ans, lui présente Hô Chi Minh, en visite officielle en France le 2 juillet 1946 pour la conférence de Paix de Fontainebleau. Riffaud sera également rand reporter pour le journal L'Humanité, elle couvre la guerre d'Algérie, au cours de laquelle elle est victime d'un attentat organisé par l'OAS. Aussitôt guérie, elle couvre la guerre du ViêtNam pendant sept ans, dans le maquis du Vietcong sous les bombardements américains. À son retour, elle se fait embaucher comme aide-soignante dans un hôpital parisien, expérience dont elle tire le best-seller Les Linges de la nuit.

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