Kurt Zeitzler

Général

 1895-1963

Officier de carrière allemand qui a remplacé le général Halder à la tête de l'OKH en 1942.

Ce fils de pasteur entra dans l'armée en 1910 et commanda un bataillon d'infanterie durant la Première Guerre mondiale. Il combattit dans la Somme et en Europe orientale. Durant l'entre-deux guerres, il demeure sous le bordereau de paye de la Reichswehr et mène une carrière tranquille. En 1934, il adhère au NSDAP et devient à la fois un inconditionnel du Führer et des concepts aéroterrestres de Guderian. Promu lieutenant-colonel en 1938, Zeitzler commande plusieurs compagnies de chars légers. En Septembre 1939, il est affecté à la 14ème Armée du général List durant l'invasion de la Pologne. Durant la campagne d'Europe occidentale, il devient le chef d'état-major du général Kleist, et il reste sous ses ordres durant l'invasion de la Grèce et de l'URSS.

En Janvier 1942, Zeitzler devient le chef d'état-major du maréchal Von Rundstedt et fut le responsable tactique de l'échec allié durant le raid de Dieppe. Son savoir-faire de tacticien et son esprit de travail furent remarqués par Hitler, et ce dernier envisage de lui trouver un job dans l'OKH. En Septembre 1942, Hitler se brouille définitivement avec Halder et nomme Zeitzler pour le remplacer à la tête de l'OKH contre l'avis de Keitel et de Jodl. La collaboration entre Hitler et Zeitzler fut très bonne durant deux mois, mais les deux hommes vont également se chamailler sur la politique dite de "non recul" durant le désastreux combats de Stalingrad et du Caucase. En Mars 1943, Zeitzler offre sa démission à Hitler qui la refuse. Le 20 Juillet 1944, Zeitzler se fait porter pâle et décide d'abandonner ses fonctions. Furieux, Hitler le renvoie de l'armée moins d'une heure avant d'être victime d'un attentat. La Gestapo fit enquête sur les allers et venues de Zeitzler et confirme qu'il n'avait rien à voir dans le complot. Au moment de la capitulation allemande, il ne fut pas ni arrêté ou inquiété par les autorités alliées. Il mourut paisiblement chez lui.

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