Hubert Pierlot
Politicien

1883-1963
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Politicien et professeur de droit, il est le Premier ministre qui dirige le gouvernement belge en exil.
Pierlot devient avocat en 1910. Durant la Première Guerre mondiale, il sert dans l'infanterie et devient lieutenant. Durant l'entre-deux guerres, Pierlot devint député catholique (plus tard social-chrétien) de Neufchâteau-Virton en décembre 1925, succédant à Edouard Richard. Il fut sénateur provincial du Luxembourg de 1926 à 1936 et sénateur élu direct du Luxembourg de 1936 à 1946. Sous le règne de Léopold III de Belgique, Hubert Pierlot est ministre de l'Intérieur (1934-1935) et de l'Agriculture (1934-1935 et 1936-1939), il devint Premier ministre et ministre de l'Agriculture (1939). Premier ministre et ministre des Affaires étrangères (1939) à la tête d'une coalition catholique-socialiste, puis catholique-libérale, Pierlot dirige un gouvernement tripartite d'union nationale à partir du début de la Seconde Guerre mondiale (3 septembre 1939) jusqu'à l'invasion allemande (1940) qui l'amène à quitter la Belgique in extremis dans des circonstances très difficiles. Après l'effondrement du front belge, le roi étant prisonnier des Allemands, il rencontre, avec Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires étrangères, le président Paul Reynaud. Ce dernier prononce un discours condamnant la reddition belge, ce que les ministres sont bien forcés d'avaliser. Ensuite, c'est une véritable odyssée que celle de Spaak et Pierlot. Entre la mi-juin et août 1940, tous deux restent en France, découragés, prêts à abandonner la partie à la suite de la défaite de l'armée française et de l'armistice franco-allemand.
Alors que le roi Léopold III avait pris le parti d'une reddition militaire de l'armée belge épuisée et abandonnée par l'armée britannique qui préparait son rembarquement à Dunkerque sans rien prévoir pour les Belges, les ministres avaient voulu continuer la guerre aux côtés des Français. Mais, alors qu'ils sont réfugiés à Sauveterre-de-Guyenne, l'armistice franco-allemand de juin 1940 les prive de la protection diplomatique de la France sur ordre du gouvernement de Vichy. Voulant montrer son indépendance, le gouvernement belge de Londres écrivit, le 3 octobre 1941, au général de Gaulle : Le gouvernement belge a résolu de vous reconnaître en qualité de chef des Français libres qui ont rallié la cause des Alliés. La Belgique officielle fut ainsi le premier des belligérants à reconnaître les Français libres malgré des pressions britanniques en sens opposé. Après la guerre, de retour en Belgique, Pierlot dirigea un gouvernement quadripartite comprenant catholiques, socialistes, libéraux et communistes puis un gouvernement sans ces derniers de décembre 1944 à février 1945. Son objectif était d'en finir avec la résistance et à reconstituer un État fonctionnel. Pierlot fut nommé par le prince régent Charles ministre d'État le 3 septembre 1945.
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