Émile Béthouard
Général

1889-1982
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Officier de carrière français qui commandait des unités françaises durant la campagne de Scandinavie en 1940 .
Né à Fréjus d'une famille modeste, Béthouard entre à l'École de St-Cyr en 1909 et termine ses études avec le grade de sous-lieutenant en 1912. Il est affecté au 152ème Régiment d'infanterie. Béthouard participe à la Première Guerre mondiale dans l’infanterie, où il est chef de section, commandant de compagnie puis commandant de bataillon dans différentes unités réparties sur toute l’étendue du front ouest : Alsace, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, le mont Kemmel en Belgique. Trois fois blessé et trois fois cité, il est fait chevalier de la Légion d’honneur et finit la guerre au grade de capitaine. Entre les deux guerres, Béthouard il est envoyé en Finlande comme conseiller militaire, puis à partir de 1920, il suit les cours de l’École de guerre pendant deux ans. En 1922, il est affecté à l'état-major du 12e corps d'armée. Il sert dans les troupes alpines de 1925 à 1928 où il est professeur au Centre d’études de montagne, puis il commande le 24e Bataillon de chasseurs alpins en garnison à Villefranche-sur-Mer. De 1930 à 1938, il est d'abord l'adjoint de l'attaché militaire en Yougoslavie puis, promu lieutenant-colonel, il devient le chef de cette mission militaire. Il est ensuite affecté au 3e bureau de l’état-major de l'armée avant de recevoir le commandement de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins en avril 1938.
En Février 1940, Béthouard prend le commandement de la brigade de haute montagne qu'il constitue afin de participer au combat dans les pays scandinaves. Le 12 avril 1940, il embarque à la tête du corps expéditionnaire français d'abord à destination de la Finlande mais il se trouve dérouté sur la Norvège pour y "barrer la route du fer suédois " selon l'expression de Paul Reynaud. Il reçoit ses deux étoiles de général de brigade avant le débarquement de Narvik qui est la première victoire alliée de la Seconde Guerre mondiale, les 10 et 13 Avril 1940. Il est légèrement blessé le 20 avril à Namsos et remporte des succès à Bjervik le 13 mai et à Narvik, qu'il reprend aux Allemands le 28 mai, les repoussant à la frontière suédoise. Une victoire sans conséquence, surtout à cause du début de l'offensive allemande en Europe occidentale le 10 Mai 1940. Le Corps expéditionnaire français est évacué de Norvège. Après l'armistice, Béthouard est affecté au Maroc où il commande à Rabat et Casablanca. Il vire capot et rejoint le camp allié en organisant l'aide au débarquement allié en Afrique du Nord. Dénoncé, Béthouard est arrêté et traduit en cour martiale par la général Noguès. Libéré quatre jours plus tard, il est promu général de division. En Janvier 1943, Giraud l'envoie à Washington comme chef de mission pour négocier l'aide américaine au réarmement de l'armée française. Chef d’état-major de la défense nationale à Alger en novembre 1943, il est alors élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée. Il accompagne le général de Gaulle, chef de la France libre lors de ses déplacements à Rome, Londres et il débarque avec lui à Courseulles en Normandie le 14 juin 1944. Il participe au débarquement de Provence en août 1944 à la tête du 1er corps d'armée et Il remonte la vallée du Rhône. En septembre 1944, il s'illustre dans la bataille des Vosges, puis il est chargé d'attaquer sur la trouée de Belfort à la mi-novembre. Après avoir atteint le Rhin le 19 novembre 1944, il libère Mulhouse le lendemain. En janvier 1945, il participe aux combats qui enfoncent le front sud allemand en Alsace. Ses troupes franchissent le Rhin le 16 avril et traversent la Forêt-Noire, atteignent le Danube le 21 avril, et sont au col d'Arlberg, dans l'ouest de l'Autriche le 6 mai 1945. Béthouard est nommé au commandement en chef des forces françaises en Autriche avant de devenir haut-commissaire de 1946 à 1950, et reçoit sa cinquième étoile en 1948.
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